

Voir ses parents ou son conjoint « décliner » reste une période difficile à vivre et certains aidants familiaux éprouvent des difficultés à jouer leur rôle pour diverses raisons : déni, peur, culpabilité, refus de lâcher prise, refus d’une aide extérieure, regard négatif sur l’autre et soi-même, fatigue,...
Les situations décrites ci-après témoignent d’un véritable mal être et d’une ambigüité des rôles :
Situation 1 : l’aidant familial n’accepte pas de déléguer ; de ce fait l’aidant professionnel n’arrive pas à prendre sa place
Enjeu : aider l’aidant familial à lâcher prise.
Situation 2 : la personne aidée n’accepte pas l’aidant professionnel
Enjeu : aider l’aidant familial à faire changer le regard de la personne aidée sur l’évolution de son rôle.
Situation 3 : l’aidant professionnel ne respecte pas ou ne comprend pas le rôle de l’aidant familial
Enjeux : aider l’aidant familial à formuler son projet qui fera changer le regard de l’aidant professionnel.
Pour aider les aidants familiaux à vivre ce temps si particulier, il convient de leur permettre de repérer ce qu’ils peuvent faire, comment ils peuvent le faire et ce qu’ils ne peuvent ou ne doivent plus assumer ...bref accompagner leur propre changement de regard sur la personne aidée, sur les aidants professionnels et sur eux-mêmes.
« Parier sur les ressources de la personne aidée, c’est donner au professionnel et à l’aidant familial les points d’appui fondateurs d’un projet d’action ; ils ne travaillent plus ou n’aident plus un sujet en manque mais avec une personne qui trouve en elle-même les raisons d’un effort supplémentaire de vie ».
« Le travail d’accompagnement qui veut promouvoir l’autonomie consiste à rejoindre la personne dans son embarcation et pour la rejoindre, à la repérer, à situer sa trajectoire et, en fonction du chemin parcouru, à définir l’itinéraire qui permettra à cette personne d’atteindre le port ».
La démarche que nous proposons consiste à travailler sur le sens du triangle relationnel « aidants familiaux/aidés/ aidants professionnels », de manière à redonner une juste place à chacun et reconnaissant la réciprocité des échanges, condition essentielle au respect et à la réalisation de chacun.
Cette posture d’accompagnement permet d’éviter, nous semble-t-il, le double écueil « d’une prise en charge asservissante et d’une indifférence découragée ». La personne aidée reste jusqu’au bout détentrice de capacités et de richesses lui redonnant à son tour son statut d’aidant de l’aidant, qu’il soit familial ou professionnel.
Cette dynamique relationnelle, construite sur la base du don réciproque, met l’accent sur le devenir soi-même ou plutôt, devenir de moins en moins étranger à soi-même.
Une meilleure articulation et compréhension des rôles des aidants familiaux et intervenants professionnels permet indéniablement une meilleure qualité de l’accompagnement des personnes âgées dépendantes. Elles retrouvent à leur domicile un espace de sérénité et un climat favorable à l’expression du libre choix de la personne, quelque soit son âge, son statut ou son handicap.
Le territoire de vie intime de la personne accompagnée n’est plus un territoire de pouvoir mais un territoire de richesses, de connaissances et compétences partagées entre « aidants » et « aidés ».
10 séances d’accompagnement
Pour tout renseignement complémentaire sur le montage d’un prjet n’hésitez pas à contacter Patrice Leclerc par téléphone au 01 45 47 34 16 ou par mail : contact@brigittecroffconseil.com
